nagadoudi

t'es nagadoudi, rentre ta finette !

Mon blog~notes

samedi 29 mars 2008

Interdit d'interdire ?

Interdit d’interdire ? Ce titre rappelle l’idéologie dominante des événements de mai 1968. (Quarante ans déjà... à l’époque, je n’étais pas encore à l’état de projet...) Le magazine Courrier international l’a choisi pour sa une, cette semaine. Il propose un dossier sur le thème Tabac, alimentation, vitesse, sexe ; les États veulent tout régenter.

Tout n’est évidemment pas à prendre au pied de la lettre, mais ça fait du bien d’entendre pour une fois d’autres discours. Extraits.


Allemagne

Après le politiquement correct, voici venu le temps du sanitairement correct. [...]
Je fume la pipe depuis quarante ans et je jouis d’une excellente santé. [...]
Chacun a dans son entourage des fumeurs qui vivent très vieux et des gens qui sont emportés par la maladie et la mort alors qu’ils étaient non-fumeurs. [...]
La prochaine étape, ce sera une interdiction générale (sous peine d’arrestation) de la consommation de tabac qui s’étendra à la sphère privée, comme c’est déjà le cas pour les drogues végétales ou synthétiques. [...]
Bien entendu, il ne faut pas que les non-fumeurs soient incommodés par les fumeurs. C’est pour cela qu’auparavant on faisait appel à la méthode éprouvée de la séparation spatiale.

(Wolfgang Schlüter, Die Welt, Berlin)


Fumer, manger gras et boire trop sont pourtant ces petites choses permettant d’échapper à cette dictature qui impose à l’homme d’être toujours disponible, toujours en forme, toujours utilisable.
(Richard Herzinger, Die Welt, Berlin)


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lundi 17 mars 2008

Dessin animé

Dans cette petite animation, dessinateur et dessin interagissent pour un résultat réussi !


À voir aussi : Le web 2.0

jeudi 13 mars 2008

Le der des ders

Le dernier poilu s’est éteint hier et avec lui, c’est un pan de notre Histoire qui s’éloigne.

« Poilu » était le nom donné aux soldats français qui ne pouvaient pas se permettre le « luxe » du rasage. Apparu déjà avant, le terme s’est largement diffusé lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Ainsi, Lazare Ponticelli est mort à l’âge de 110 ans, le 12 mars 2008. Hommage à lui et à ses semblables, qui se sont sacrifiés pour le pays. Combien aujourd’hui seraient prêts à en faire autant ? Et toi qui me lis ? Et moi ? J’espère ne jamais avoir à connaître la réponse.

Puisque le dernier soldat allemand de la Grande Guerre, Erich Kästner, est décédé le 1er janvier 2008 dans l’indifférence générale de son pays, ayons aussi une pensée pour lui. En effet, il n’a pas non plus choisi de se battre. L’ennemi, ce n’était pas le soldat d’en face ; c’était la guerre.

lundi 10 mars 2008

L’effet papillon

À cause d’un embouteillage, une voiture dut s’arrêter.
À cause du passager qui se trouvait à bord, un homme s’approcha.
À cause de sa haine à l’égard du passager, l’homme sortit un pistolet et tira.
À cause de la mort du passager, un pays entra en guerre contre un autre pays.
À cause des alliances internationales de ces deux pays, le continent s’embrasa.
À cause de l’importance du continent sur la scène mondiale, la Terre entière bascula dans la guerre.

Tout cela à cause, au départ, d’un simple embouteillage.

C’était le 28 juin 1914, lors d’un embouteillage à Sarajevo, qui permit à Princip d’assassiner François-Ferdinand, héritier de l’empire Austro-Hongrois.

C’est le principe de l’effet papillon.

Entendu sur France Inter, samedi 01/03/2008

mardi 4 mars 2008

Chapeau haut de forme

Mon blog est de retour, après une semaine hors-ligne. L’incident est dû à une attaque de mon serveur, qui m’a obligé à le formater et le réinstaller. Et comme je ne suis pas du genre pressé... toutes mes excuses.

Sans transition, la suite...


« C’est l’histoire d’un type qui va chez son médecin. Il porte un chapeau haut de forme. Il s’assied et ôte son chapeau. Le médecin aperçoit alors une grenouille posée sur un crâne chauve. Il s’approche et constate que la grenouille est comme soudée à la peau.
- Et vous avez ça depuis longtemps ? s’étonne le praticien.
C’est alors la grenouille qui répond :
- Oh vous savez, docteur, au début, ce n’était qu’une petite verrue sous le pied. »

Cette blague illustre un concept. Parfois on se trompe dans l’analyse d’un événement parce qu’on est resté figé dans le seul point de vue qui nous semble évident.

Extrait de L’encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber (1993).