Je vous fait part d'un article extrait du quotidien régional « Dernières Nouvelles d'Alsace », daté du 1er septembre dernier...

Que ce soit sur autoroute ou en ville, la réduction de la vitesse fait automatiquement baisser la consommation. [...]

« Si tous les automobilistes respectaient les limitations de vitesse telles qu'elles sont actuellement, on économiserait 6,5 % de carburant », commence par rappeler Mikaël Lux, en charge des transports à l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) à Strasbourg. Soit pour l'ensemble du parc de voitures particulières en France, l'équivalent de 3 pétroliers par an. « Et si on baissait de 10 km/h la limitation de vitesse sur autoroute qui passerait de 130 à 120 km/h, le gain de consommation serait de 14,5 % ce qui correspond plus ou moins à un litre au 100 km d'économisé ».

L'asphyxie nous guette

Cinq pleins en moins chaque année

On peut aller plus loin : réduction de 10 km/h de la limitation de vitesse sur une voie express ? Gain de 12 %. Sur une route hors agglomération ? Gain de 4 %. Et le total ainsi économisé sur l'ensemble du réseau interurbain pourrait être de 1800 l de carburant en une vie de voiture. En un an, on pourrait se passer de 8 cargaisons de pétroliers.
Chacun de nous peut alléger sa facture de carburant sans que le gouvernement ait à s'en mêler. Il suffit de lever le pied et d'adopter une conduite apaisée qui en plus d'être économique se révélera écologique puisque moins polluante. L'ADEME va lancer une campagne sur le thème « le pétrole flambe, levez le pied » avec 10 conseils très simples à mettre en œuvre et susceptibles de faire économiser à un automobiliste jusqu'à 5 pleins d'essence par an.
Ces conseils vont de la suppression des petits trajets par un déplacement à pied ou à vélo à l'entretien du véhicule (un moteur mal réglé peut entraîner une surconsommation de 25 %), en passant par l'extinction de l'air conditionné (la clim peut brûler 30 % de carburant en plus).
Ajouter à cela le démontage après usage des galeries et coffres de toit (surconsommation de 10 à 40 %) ou encore la vérification de la pression des pneus : sous-gonflés, ils peuvent occasionner 3 % de dépenses en plus.
Mais c'est surtout par la conduite à adopter en ville et dans les embouteillages que les gains peuvent être les plus importants.
« L'ADEME a réuni un panel d'automobilistes pour comparer la consommation de carburant selon qu'ils roulent pépère ou de façon sportive en ville, indique Mikaël Lux. Il s'avère que la conduite agressive consomme 40 % de carburant de plus que la conduite souple ». Soit 4 € de dépenses inutiles pour 100 km. De même, il est superflu de laisser tourner le moteur à l'arrêt : au-delà de trente secondes, un moteur aura brûlé plus d'énergie que s'il est arrêté et redémarré.